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Aqueduc romain
L'aqueduc romain d'Ermioni fut construit au IIᵉ siècle apr. J.-C., à une époque où la ville connaissait un important essor sous la domination romaine. Il s'agissait d'un remarquable ouvrage d'ingénierie destiné à assurer l'approvisionnement en eau des habitants en acheminant l'eau depuis une source située à l'extérieur de la ville jusqu'à Ermioni. Long d'environ 3 kilomètres, l'aqueduc transportait l'eau à travers une conduite spécialement aménagée, où elle s'écoulait naturellement grâce à la pente du terrain. Il alimentait ainsi la ville avec environ 300 à 500 mètres cubes d'eau par jour. Les Romains tiraient parti de la déclivité naturelle du sol, démontrant ainsi leur remarquable maîtrise de l'ingénierie hydraulique et de la construction de grands ouvrages. Aujourd'hui, plusieurs vestiges de l'aqueduc sont encore visibles dans la région des collines du Prophète Élie et des Moulins (Pronos). Ils nous permettent de comprendre le fonctionnement de cet ouvrage exceptionnel il y a près de 1 800 ans. Vous pouvez également en observer une section à la sortie d'Ermioni, en direction de Kranidi, en regardant sur la gauche, légèrement au-dessus du niveau du trottoir. Avec les fontaines, les puits et les citernes, l'aqueduc faisait partie du réseau d'approvisionnement en eau de l'ancienne Ermioni, fournissant aux habitants cette ressource précieuse et indispensable qu'est l'eau.
L histoire du monument
D’où les habitants d’Ermioni tiraient-ils leur eau il y a environ 1 800 ans ?
À l’époque de l’Empire romain, Ermioni était une ville importante comptant de nombreux habitants. Afin d’assurer un approvisionnement suffisant en eau pour la vie quotidienne, les Romains réalisèrent un remarquable ouvrage d’ingénierie : l’aqueduc romain.
Construit au IIᵉ siècle apr. J.-C., l’aqueduc mesurait environ 3 kilomètres de long. Il acheminait l’eau jusqu’à la ville grâce à une conduite souterraine, sans recourir à des pompes ni à des machines. Les ingénieurs romains calculaient avec une très grande précision la pente du terrain afin que l’eau s’écoule naturellement sous l’effet de la gravité.
La quantité d’eau transportée est estimée entre 300 et 500 mètres cubes par jour. Bien que plus modeste que d’autres aqueducs romains, cet ouvrage répondait pleinement aux besoins de l’ancienne Ermioni.
Les archéologues pensent que l’eau provenait probablement de la région de Pikrodafni, bien que cette hypothèse n’ait pas encore été démontrée avec certitude. Au cours de son trajet, l’aqueduc passait par la colline du Prophète Élie et par la colline des Moulins (Pronos), où se trouvait un petit réservoir rectangulaire faisant partie du réseau d’approvisionnement en eau.

L’approvisionnement en eau de l’ancienne Ermioni ne reposait pas uniquement sur l’aqueduc. Les habitants utilisaient également des fontaines, des puits et de nombreuses citernes, notamment dans la région de Bisti, afin de stocker l’eau. Le lien exact entre l’aqueduc et ces citernes demeure aujourd’hui inconnu.
De nos jours, plusieurs sections de l’aqueduc sont encore conservées au pied des collines de Pronos et du Prophète Élie. Les visiteurs peuvent y observer des portions de la conduite, des murs, des arches ainsi que d’autres éléments qui témoignent de l’extraordinaire savoir-faire des ingénieurs romains.
Documentation complémentaire

