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Guide numerique du monument

Fr – Le débarcadère de Galátis

Dans la région de Bisti, près du lieu connu sous le nom de « Débarcadère de Galátis » (Skála tou Galáti) ou, en arvanite, « Skaviza e Galiotos », Nikolaos Galátis fut assassiné en novembre 1819, selon la tradition historique et les sources de l'époque. Il était l'un des premiers et des plus actifs membres de la Filikí Etería. Cet événement demeure l'un des épisodes les plus controversés de la période qui précéda la Guerre d'indépendance grecque. Aujourd'hui, aucun vestige visible de cet assassinat ne subsiste sur les lieux, mais l'endroit reste un important lieu de mémoire historique. Les visiteurs peuvent se promener dans la pinède de Bisti, admirer la vue sur le golfe Argolique et découvrir la petite place ornée d'œuvres d'art contemporain, située en face de l'emplacement que la tradition locale identifie comme le « Débarcadère de Galátis » (Skála tou Galáti) ou « Skaviza e Galiotos ».

Port Guerre d'indépendance grecque À 2 minutes à pied du centre-ville

L histoire du monument

À Bisti, à Ermioni, selon la tradition historique et les sources de l’époque, Nikolaos Galátis fut assassiné en novembre 1819. Il était l’un des premiers et des plus actifs membres de la Filikí Etería, une société secrète qui préparait les Grecs à se soulever contre la domination ottomane.

Originaire d’Ithaque, Galátis était un homme instruit, doté d’un remarquable talent pour les relations humaines. Grâce à son enthousiasme et à son éloquence, il initia de nombreuses personnalités influentes à la Filikí Etería et contribua de manière décisive à son expansion. Cependant, son tempérament impulsif, son manque de prudence et ses fréquentes violations des règles de confidentialité suscitèrent une vive inquiétude parmi les dirigeants de la Société secrète.

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Νεότερη καλλιτεχνική αναπαράσταση του Νικολάου Γαλάτη. Δεν είναι γνωστό αν βασίζεται σε αυθεντικό πορτρέτο της εποχής. (Πήγή: Ιστορικο και Λαογραφικό Μουσείο Ερμιόνης)

En 1819, il fut décidé de l’éliminer. Sous le prétexte d’un voyage vers le Magne, Galátis partit en compagnie de plusieurs membres de la Filikí Etería. Lorsque le groupe arriva à Ermioni, ils se rendirent à Bisti afin de visiter les vestiges antiques. C’est là que Dimitrakópoulos lui tira deux coups de feu. Selon les témoignages de l’époque, Galátis eut encore le temps de s’écrier :

La tradition rapporte qu’il resta en vie pendant environ quarante-cinq minutes avant de succomber à ses blessures.

Son exécution demeure l’un des épisodes les plus controversés de l’histoire de la Filikí Etería. Certains historiens estiment qu’elle était nécessaire pour préserver le secret de la préparation de la Révolution, tandis que d’autres considèrent que Galátis fut victime de craintes excessives et de rivalités internes. Aujourd’hui encore, cet événement continue de susciter de nombreux débats parmi les historiens.

Le lieu où Galátis débarqua avec les autres membres de la Filikí Etería est connu sous le nom de « Débarcadère de Galátis » (Skála tou Galáti) ou, en arvanite, « Skaviza e Galiotos ». Selon la tradition, il se situe à une courte distance de Bisti. Il ne subsiste aujourd’hui aucun vestige lié à cet événement. Vous pourrez toutefois profiter du magnifique panorama et observer la petite place ornée d’œuvres d’art contemporain, située en face de l’emplacement traditionnellement identifié comme le Débarcadère de Galátis.

Ce lieu évoque également une représentation théâtrale donnée en 2019 par des acteurs et des bénévoles d’Ermioni. La vidéo présentée ci-dessous retrace la préparation de l’exécution de Nikolaos Galátis à Constantinople (1818), ainsi que sa fin tragique à Ermioni en 1819.

Cet extrait est tiré du drame historique Nikolaos Galátis, de Spýros Evangelátos, présenté à Ermioni en mars 2019, dans une adaptation de Tína Antonopoúlou et une mise en scène de Dimítris Sidéris, en collaboration avec l’ILME et le THOE. Les rôles sont interprétés par les acteurs amateurs suivants : Giorgos Leventis (Galátis), Iró Sardelí (Hinogétni), Thanásis Pátsios (Xánthos), Panagiótis Dermatás (Tsakálov), Kóstas Pentedékas (Dimitrópoulos) et Manólis Skoúrtis (Capitaine Leivadás).